PLATONOV (Héritages) d'après Tchékhov
La Compagnie "Debout sur le Fil " présente :
PLATONOV ( Héritages ) d'après Anton Tchekhov, adaptation et mise en scène de Mélina Krempp.
avec : Lauréline Romuald, Laure Sales, Emilie Zébert, Guillaume Compiano et Pierre Berçot
Régie : Raphaël Hubert
Une société ayant de nombreux points communs avec la nôtre, usée, essoufflée, et qui vit la fin d’une époque, et attend péniblement. Quoi ? Elle ne le sait pas exactement… Un monde meilleur, un monde plus excitant, et plus adapté à l’humain. Alors, en attendant, cette société s’ennuie. Elle est plongée dans une sorte de léthargie, pour quelques instants de folie, de violence...qui sont des « accidents », des dérapages, des explosions, conduisant soit vers la légèreté, soit vers le drame. Dans ce contexte de période de transition difficile, deux êtres s’aimant passionnément se cherchent, se fuient, se retrouvent pour tenter de construire une relation sans concession, excessive, et impossible, qui les anéantira : Platonov et Anna Pétrovna, deux marginaux qui se débattent en vain pour échapper à l’enlisement général de leur société, deux victimes d’une incapacité à communiquer et à comprendre l’autre…
Dans une esthétique onirique, où la pièce est traitée comme un bloc de glaise étiré, fragmenté, puis sculpté, les carcans de la temporalité et de l’espace ont été déverrouillés, afin de parvenir à un spectacle fait d’ombres, d’échos, de mises en abîme, et de résonances.
L’histoire de Platonov existe « a posteriori », à travers le témoignage de la domestique de la pièce, qui a vécu cette époque de transition, qui a vécu avec ces personnages, qui a vécu, enfin, tous les épisodes de la pièce. A travers ce point de vue post-fictionnel, on se retourne sur cette histoire, sur ces personnages, en faisant des allez retour dans les différentes strates de leur passé, et en entendant et en voyant apparaître tous les fantômes qui les hantent encore, et les fantasmes qui les habitent. Que reste-t-il de cette société précédente ? Qu’elle ait sombré d’elle-même, ou qu’elle ait été détruite, n’a-t-elle tout de même pas laissé un héritage considérable, qui aurait franchi les frontières et nous parviendrait encore aujourd’hui ? C’est là la première pièce de Tchekhov, certainement la plus dénonciatrice, et son auteur visionnaire et révolté de 19 ans semble nous y avoir laissé un avertissement : aucune période de la « grande » Histoire ne parviendrait à enterrer son époque à lui, et ni les humains qui y ont vécu…
15€ - étudiants de moins de 25 ans, avec une carte: 10€
Réservation 01 46 33 48 65
En mai 2008
17h30: le 25
21h00: le 15, 21, 22, 28
En juin 2008
17h30: le 22, 29
21h00: le 4, 5, 7, 11, 12, 14, 18, 19, 21, 25, 26