Divorcer tue, de Christian Morel de Sarcus
Mise en scène de l'auteur,
asssisté d'Antoinette Guédy
avec Valentin Terrer( Myrna)
et Christian Morel de Sarcus (Lui)
Lumières & Son: Régie théâtrale - Nicolas Lenclen
Costumes: Val
Production: Compagnie B.I.D.F..
REPRISE EXCEPTIONNELLE
Sujet: Dans les coulisses d'un théâtre.
Une célèbre chanteuse s'apprête à entrer en scène pour son dernier tour de chant arraché, contre sa volonté, par ses amis.
Un homme s'est introduit dans sa loge. C'est son amant.
Il lui avoue qu'il vient de tuer sa femme.
"Qu'avez-vous fait du corps ?" s'enquiert-elle.
Commence alors un hallucinant "monologue à deux" où chacun exhibe ses blessures au combat: Le divorce tue.
Un accouchement difficile...
Ecrite pour une femme aimée, diva de la vie parisienne, qui fera lanterner l'auteur au gré de ses caprices et de ses atermoiements, la pièce est finalement présentée à Jean-Luc Jeener, critique théâtral et directeur du T.N.O., qui décide de l'intégrer dans sa saison "Dom Juan et le libertinage".
Mise en scène cruciale...
Le ton et la forme de "Divorcer tue" , défini comme "O.T.N.I." (Objet théâtral non indentifié pour l'instant) sont si particuliers, hors du réel et hors du rêve, que la mise en scène se révèle déterminante. C'est le cinéaste-metteur en scène suisse Jaques Dutoit, séduit par le texte, qui décida de sa forme. Dans la nouvelle version, l'auteur a décidé, avec le choix d'un homme pour jouer Myrna, de lui donner un éclairage résolument différent.
La polémique...
Dès les premières représentations, les "pour" et les "contre" exposent leurs arguments et les critiques s'opposent. Des groupes se forment et Internet devient le champ des opinions. Certains se déclarent séduits par la forme tout étant hostiles au contenu, d'autres défendent la poésie et la violence du chant, quelques uns s'indignent du "politiquement incorrect", enfin des derniers croient y entendre un cri des pères privés de leur enfants.
Mais "Divorcer tue", essentiellement, c'est un déroutant "tango avec le point d'interrogation" (Isabelle Kahn), une qui provoque, interroge, déboule hors des sentiers ratissés du conformisme ambiant.
La nouvelle mise en scène du Théâtre de l'Ile-Saint-Louis va encore plus loin dans la provocation.
15€ - étudiants de moins de 25 ans, avec une carte: 10€
Réservation 01 46 33 48 65