Le Printemps de la Grâce
nterprétation : Marion Richez
Auteur et metteur en scène : Marie-Christine
Descouard
Violoncelle : Emmanuelle Robert
« L’aventure du Printemps de la Grâce est
ancienne déjà. Il s’agit d’un texte reçu et
transmis en de nombreux lieux depuis plus de quinze
ans par l’actrice Marie-Christine Descouard. La
découverte de ce texte a été pour moi une
révélation : était enfin décrite une manière
profondément féminine, aimante et jubilante, de
nouer une relation avec Dieu. Il me fallait
poursuivre la chaîne. » Marion Richez
Marie-Christine Descouard fut membre pendant huit
ans de la Troupe du Café de la Gare à Paris. Elle a
joué au théâtre, au cinéma et à la télévision et
est l’auteur du Printemps de la Grâce.
Marion Richez est élève à l’Ecole normale
supérieure, agrégée de philosophie ; elle
pratique des danses diverses, le chant, se
passionne pour l’interface entre le corps et
l’esprit.
Emmanuelle Robert est violoncelliste
professionnelle, et s’intéresse notamment à la
manière dont les gestes d’un danseur s’imprègnent
des sons de l’instrument.
Toutes trois vous proposent le récit de la vie de
Marie de Magdala, inspiré de la Légende provençale.
Loin des querelles d’historiens concernant
l’identité de ces différentes Maries entourant
Jésus, sans que l’on sache vraiment s’il
s’agissaitt d’une seule et même personne, va
s’incarner ici l’Archétype de la femme convertie,
brisée au cœur de sa ténèbre par la découverte
fulgurante du Dieu fait Homme. Comme l’écrivit en
1840 le père dominicain Henri Lacordaire dans sa
biographie de Sainte Marie-Madeleine, « une
seule femme entre toutes avait eu le mouvement
d’oindre ses pieds d’un parfum et d’essuyer ses
pieds humides avec le lin de ses cheveux. Cette
dernière circonstance révèle une seule âme. Il y a
des choses qui peuvent se répéter par l’âme qui les
a conçues, mais qui ne peuvent pas s’imiter par une
autre » (Lacordaire, Sainte
Marie-Madeleine, 1840).
Marie-Madeleine l’inimitable revient sur le récit
de sa vie, depuis sa première conversion, où elle
naquit à la Lumière par la rencontre frontale avec
Jésus, jusqu’à sa seconde conversion, après le
départ du Christ, où s’expérimente le « lent
apprentissage du Ciel sur la Terre » dans
l’intimité croissante avec le Père…
Cette femme-torche est pour toute l’humanité le
modèle de l’âme ardente, de l’amour : elle
appelle à sa suite tous ceux qui ont faim et soif
de liberté, et qui savent bien que rien d’autre que
la déchirure d’amour de l’Absolu ne pourra les
combler.
« Puissé-je écrire ici ma dernière ligne, et
comme Marie-Madeleine, l’avant-veille de la
Passion, briser aux pieds de Jésus Christ le frêle
mais fidèle vase de mes pensées ! » (
Henri Lacordaire)
« Marie dite « de Magdala » a choisi
la meilleure part ! On ne la voit qu’aux pieds
de Jésus, l’écoutant, l’aimant ! Elle est dans
le Nom, dans le souffle du Nom : là est le
seul espace où la respiration se fait large,
immense, embrassant tous les mondes possibles
qu’elle croyait étreindre autrefois dans sa sauvage
liberté ; mais ceux-là soudain se sont
ratatinés comme un ballon d’enfant, qu’une main a
crevé. […] Là où le corps-cadavre cueillait son
plaisir, à ras de terre, le voici qui s’élève comme
une offrande, dans un désir fou, extatique,
incommunicable. Et la tour s’écroule… » Annick
de Souzenelle, Le féminin de l’être. Pour en finir
avec la côte d’Adam, « Marie et les femmes des
Evangiles », Albin Michel pp. 198-199.
15€ - étudiants de moins de 25 ans, avec une carte: 10€
Réservation 01 46 33 48 65

